Circuit du patrimoine industriel

Atypique dans le département, la commune poursuit sa démarche de valorisation du patrimoine et n’est pas peu fière de montrer ce qui fit son histoire et sa vocation industrielle aux 19ème et 20ème siècles. Après la fermeture de Péchiney et la reconversion de son économie, qui doit beaucoup au développement sportif et culturel, après la réhabilitation du site minier du Fournel à des fins scientifique et touristique, elle continue d’affirmer son identité. Un travail de mémoire qui passe par la sauvegarde des derniers témoins d’une activité industrielle diversifiée dont la plupart des hauts alpins ignorent la richesse. Montrer la spécificité de la commune, en l’intégrant dans le paysage, à ceux qui l’ont vécu dans un passé pas si lointain ou à ceux qui la découvrent … . C’est pour répondre à ces objectifs culturel, paysager et touristique que le « parcours du patrimoine technique et industriel » a été installé en centre-ville.

De la turbine Pelton au lingot d’aluminium, en passant par la conduite forcée et le locotracteur, promenons-nous dans l’Argentière au fil de son héritage… Montrer la spécificité de la commune, en l’intégrant dans le paysage, à ceux qui l’ont vécu dans un passé pas si lointain ou à ceux qui la découvrent … c’est pour répondre à ces objectifs que le « parcours du patrimoine technique et industriel » a été conçu et installé en centre-ville.
Financé par des fonds européens liés à l’accompagnement des JO de Turin, par la Région PACA, le conseil Général des Hautes-Alpes et EDF, et conçu en partenariat avec ce dernier, douze éléments mobiliers et plusieurs panneaux explicatifs constituent l’ensemble de ce parcours formant une boucle de 3 km du nord au sud de la commune, incluant la découverte de la conduite auto-portée sur la Durance, vestige des quatre de la central hydro-électrique d’origine.
Les pièces maîtresses sont impressionnantes, telles la barre d’aluminium à l’entrée de la zone artisanale des Sablonnières, symbole de 80 ans d’industrie locale de l’électrolyse de l’aluminium, et le locotracteur dont l’installation sur le parvis de la gare n’est pas un hasard car ce cousin de la locomotive est un enfant du chemin de fer sans lequel aucune activité industrielle n’aurait pu exister. Enfin, une brochure reprend l’ensemble du circuit avec des textes et de l’iconographie supplémentaires.
Un circuit à suivre !

La chapelle Saint-Jean

Monument historique, vestige d’une commanderie de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, elle a été édifiée sur un promontoire rocheux en bordure de l’ancien chemin « via per alpem ». Un escalier taillé dans le roc passe sous le chevet de la chapelle et atteste l’existence d’un édifice antérieur, soit Paléochrétien, soit païen.
Depuis 1999, plusieurs campagnes de fouilles archéologiques ont mis à jour des sépultures rupestres de type anthropomorphe (datation C14 du XIème siècle) , un sol nivelé à la base du promontoire, et ont confirmé le débouché de l’escalier sous le sanctuaire à l’intérieur de l’édifice. Le démontage de l’autel a permis la découverte de fragments de pierres de taille sculptées d’origine paléochrétienne. Un sol en calade de belle facture a également été découvert sous le plancher de la nef.
Cette chapelle, dernier vestige haut alpin de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, a joué un rôle fondamental dans l’histoire de L’Argentiérois.

L’église Saint-Apollinaire, une volonté épiscopale

Saint-Apollinaire fait partie de ces églises édifiées au XVème siècle en pleine période de lutte contre les Vaudois. Dans son style architectural – comme la majeure partie des églises construites entre le XVème et le XVIème siècles dans le diocèse d’Embrun – elle reprend les grands principes de la cathédrale d’Embrun édifiée au XIIème siècle. Saint-Apollinaire donne au visiteur le sentiment d’être en relation avec une oeuvre romane alors qu’il s’agit d’un monument bien plus tardif. L’Argentière fut une étape sur le chemin de Compostelle. Au contact de ce monument, on ne peut rester insensible à ces marques laissées par l’homme et par l’histoire.
Lorsque le soleil le permet, on peut encore deviner la polychromie sur les sculptures du porche. La porte de noyer et de mélèze de la région est renforcée de pentures et de clous en fer forgé. Le verrou « à tête de chimère » date de 1559 ». Cette ensemble a été restauré en 2006 par la municipalité. Des peintures murales extérieures sont sur le mur méridional du chevet. Elles se composent de trois niveaux : les vertus, les vices et les châtiments.

A l’issue de la lutte contre les Vaudois, l’Eglise Catholique – à travers ses prédications – se veut moraliste et rigoriste. Les messages laissés par les constructeurs de Saint-Apollinaire vont évidemment dans le même sens.

SENTIER THEMATIQUE DU PAYS DES ÉCRINS

Balade du circuit industriel

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