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PATRIMOINE |
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LE TERRIER DE L'ARGENTIÈRE - ANNÉE 1650
Le Terrier était, sous l'Ancien Régime, un registre établit par un notaire, qui faisait l'inventaire (dans un but administratif et fiscal) des propriétés bâties et non bâties des habitants d'une communauté. Le Terrier de L'Argentière a été rédigé par le notaire Pierre Melquiond du Plan d'Ergue, en 1650. Ce document rare est une source précieuse pour l'histoire de la commune.
Dans un souci de conservation de la mémoire et du patrimoine, la municipalité de L'Argentière a décidé de faire entreprendre une restauration de ce précieux document. Il a donc été confié aux Archives Départementales, puis à un restaurateur professionnel à Grenoble : L'Atelier de Reliure.
La restauration a nécessité plusieurs interventions techniques et chimiques.
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Le patrimoine viticole, une rareté alpine.
Les plus anciens témoignages concernant l'existence de terres viticoles dans la région se situent entre le XIe et le XIIe siècles. Les sources relatives à la viticulture sont des redevances, des actes notariés, des textes concernant la période de l'Inquisition contre les vaudois, et surtout, deux documents majeurs : le Livre-Journal du seigneur Fazy de Rame et le registre des Archives seigneuriales de L'Argentière. Ces divers documents témoignent de l'importance de l'implantation du vignoble dans la région et de sa valeur socio-économique.
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Un bien précieux
Le registre des Archives seigneuriales de L’Argentière fait état des propriétés des seigneurs du lieu entre 1246 et 1481. Sur 238 actes, une quarantaine concernent des terres viticoles et, bien que minoritaires, ces actes démontrent l'importance que revêtait la vigne à l'époque médiévale dans cette partie du Dauphiné. Il apparaît ainsi qu'au XIIIe siècle, la viticulture jouait un rôle central dans les transactions entre les membres de la noblesse et qu'elle était déjà très implantée dans la région.
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L'exploitation du vignoble
Dans son Livre-Journal rédigé entre le 6 juin 1471 et le 10 juillet 1507, Fazy*, seigneur de Rame, évoque la viticulture. Ainsi décrit-il parfaitement toutes les étapes relatives à l'entretien de la plante, à la récolte, à la presse. Le 8 avril 1481, il a soin de noter en mémento : « Devon poa la vino de la luno jouve » (on doit couper les sarments à la nouvelle lune) et il fallait se presser car la lune venait de « naître » le mardi précédent.
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Le vin, objet de lien social
Le vin était la boisson quotidienne de toute la population, y compris des enfants. Le témoignage d'un notaire royal en visite dans la région à la fin du XVIe siècle, rapporte : « Cette contrée est fort peuplée, les villages y sont très rapprochés dans la montagne même... Leur unique boisson (aux habitants) est le vin ; les femmes et les enfants en consomment autant que les hommes; ils en boivent une assez grande quantité, prétendant que l'eau leur donne la colique... ».
Vers la valorisation de l'ancien vignoble
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Le Programme Leader II.
Les recherches qui ont permis la mise en exergue de ces pratiques et du patrimoine qu'elles ont suscité, mais aussi la fragilité de ce dernier, ont été financées par un programme européen : « Leader Territoire Écrins ». Il s'agit d'un programme ayant pour but l'émergence d'un réseau de développement rural, la circulation d'informations, l'échange d'expériences, la diffusion de l'innovation et des savoir-faire. Il permet de réunir un certain nombre de financeurs autour d'un projet à caractère innovant. C'est ainsi, que sous l'égide du Parc National des Écrins, l'Union Européenne et la Région PACA se sont unies à la Communauté de Communes du canton de L'Argentière-La Bessée afin d'engager une réflexion sur la valorisation de l'ancien vignoble de L'Argentiérois.
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