Théâtre : Héroïnes

Samedi 24 février 2018 à 20h30 au foyer culturel de L’Argentière-La Bessée.

Héroïne(s) par la Compagnie “Les Passeurs” – Création 2018/2019 – Mise en scène Lucile Jourdan

A travers la commande d’écriture Sabine Tamisier, Dominique Richard et Sophie Lannefranque, se rencontreront en traçant chacun(e) le portrait d’une femme sous emprise.

Notre premier volet s’ouvre avec Sabine Tamisier.

C’est Livia, italienne, là-bas ou ici, elle se brûle les lèvres sur des verres, à force de se cogner contre sa vie, elle a soif. Soif de nouvelles promesses, se promettre, résister, ne pas être, jamais, ne plus. Fracassée, perforée, éclatée. Il y a des frontières à ne franchir. Ne pas craindre l’effondrement, encore moins de le provoquer et sourire avec douceur.

Livia, héroïne d’une possibilité de société où l’abandon, l’hésitation ne sont pas encore « marchandisées ».

TRIPTYQUE EN CHANTIER
TROIS CRÉATIONS DE 2018 À 2019
Le concept d’addiction vient du latin « ad dicere » signifiant « dire à » ; l’histoire orale prend ici tout son sens. C’est à travers la polyphonie qu’un « nous » se maintient et s’affirme. La recherche proposée n’est pas là pour fournir une solution, elle devient le moyen de créer en commun et rendre compte des comportements addictifs qui excluent et anéantissent. L’idée est d’affronter collectivement les questions politiques et philosophiques que pose l’usage des drogues, des substances et des comportements addictifs, sur soi et sur l’existence, sur la construction individuelle et l’organisation sociale et culturelle. Trois auteur(e)s, trois actrices, trois solos autonomes. Le triptyque qui s’échafaude est un projet kaléidoscopique. La géométrie de travail n’est pas une géométrie variable. Ce sont nos points de vue qui se déplacent à travers la commande d’écriture de trois auteur(e)s qui se rencontreront en traçant chacun le portrait de trois femmes sous emprise. De la même manière que le kaléidoscope qui possède à la fois un nombre fini d’éléments dans un espace fini et pourtant autorise un nombre indéfini d’images, le triptyque de trois écrits en devenir, trois voix et trois interprètes dans un lieu public non défini de représentation, construisent une figure, réconciliant les termes apparemment opposés de la permanence et du changement.
La commande aux auteur(e)s propose de respecter la même règle de jeu : chacun écrit pour une  actrice et, outre le monologue, ils doivent intégrer l’adresse aux spectateurs (et qui plus est aux adolescents) dans un lieu public.